Je garde donc je suis

Ce week-end, profitant d’un peu d’accalmie dans mon planning, j’ai décidé de faire un peu de ménage dans mon environnement.

Chaque trimestre au moins, je mène cette opération. Je trie tout et je passe partout : cuisine, toilettes, chambres à coucher, vêtements et chaussures, vieux magazines, jouets des enfants, etc…

Mais ce coup-ci, c’est seulement ma chambre que je veux ranger. Je m’attaque en premier à ma garde-robe, je commence par trier les vêtements que je ne porte plus très souvent. C’est durant cette opération qu’il m’est venu l’idée d’écrire un billet sur le sujet, je dirai plutôt le sujet contraire : les personnes qui ne jettent jamais rien.

En faisant des recherches, je découvre que c’est une réelle pathologie : la syllogomanie ou le syndrome de Diogène.

Lieu de vie encombré. Crédit photo : www.syndrome-diogene.fr

Je me souviens, il y a quelques années, avoir regardé un documentaire sur cette tendance à vouloir tout garder et ne rien jeter. J’en riais presque. On en parlait plus comme d’un TOC (Trouble obsessionnel convulsif ) que d’une maladie.

Je constate avec effarement que le problème a évolué en flèche.

Dans nos sociétés très consommatrices, il est facile de devenir ‘accro’. Tout vous incite à acquérir et consommer toujours et encore plus : les publicités à outrance, dans vos mails, à vos portes, sur votre téléphone, partout ! Une vraie « boulimie de possession » : on n’a pas fini d’utiliser les derniers vêtements à la mode qu’une nouvelle tendance apparaît. Et voilà que l’on court l’acheter pour ne pas être en marge.

Au fil des années, on se retrouve avec une montagne d’objets « obsolètes », difficiles à jeter. On les garde alors dans un coin de la maison avec un certain espoir de pouvoir les utiliser un jour. On voue à ces objets un sentiment très fort. Presque comme de l’amour, mais dans une relation de personne à objet.

Mais, mais, mais, (trois fois mais !) comme dans une relation dangereuse, il est nécessaire de faire la sélection dans sa vie comme dans son habitat. Garder les objets qu’on n’utilise pas ou qu’on n’est pas prêt d’utiliser, c’est être matérialiste. Cela vous tire en arrière, vous n’évoluez pas. Il vous est difficile d’avancer, vous restez scotché sur place.

Un seul conseil : débarrassez-vous de tout ce fatras d’objets !  Triez vos habits et offrez-les autour de vous ! Les vieux journaux jetez-les ou donnez-les à des centres de lectures de votre quartier ou aux prisonniers, ça leur fera du divertissement ! Les vieux jouets de vos enfants, offrez les à des centres de loisirs, organisez un vide-grenier, recyclez, recyclez !!!

Après cette grande opération, vous vous sentirez léger. Un bon conseil que je vous donne : faire le tri dans sa maison, c’est comme faire le tri dans ses relations. On se débarrasse des personnes toxiques et de toutes les mauvaises énergies qui les accompagnent. En tout cas, essayez et vous verrez !

Bon ménage à vous !!

20 réflexions sur “ Je garde donc je suis ”

    1. La meilleure technique pour ce ménage, c’est de le faire par période : par semaine, je fais la cuisine; par mois, les chambres; par trimestre le frigo, etc… et en fin d’année, tout est clean.

  1. Humm… c’est tout moi. Pas facile de se débarrasser de certaines affaires. Je me dis souvent je vais sûrement en avoir besoin donc vaut mieux l’avoir encore sous la main donc j’ai le syndrome de diogène

  2. Hahahahaha.sacré inspiration.bon baaah faut croire que notre mode de vie en tant qu’africain nous fait développer une certaine phobie de perte.C’est aujourd’hui difficile pour nous Africain riche de continent mais pauvre d’esprit de nous débarrasser de nos objets même les plus anciens.bon bah vivement que ce billet nous fasse prendre conscience de cela.merci Bénédicta

    1. Est ce que c’est juste un problème des africains ? Nos sociétés ne sont même pas des fanatiques de la consommation, va faire un tour en Amérique, tu m’en diras des nouvelles, rires… Merci de ton passage

  3. J’ai horreur de me retrouver avec un tas d’objets inutiles chez moi mais le temps me fait parfois défaut pour « faire le tri » .Je me souviens de la dernière fois où j’ai débarrassé mon armoire de tout ce que je n’utilisais plus. ça m’a fait un bien fou de désencombrer et de remettre tout le reste à une organisation caritative. En tout cas j’essaierai plus souvent de me « débarrasser de tout ce fatras d’objets ». Lol

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