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Mes bons remèdes de grand-mère

A force de côtoyer les personnes âgées (moi-même je ne suis pas vieille hein !) j’ai pu avoir quelques remèdes incontournables que la médecine ne peut pas nous voler et qui sont toujours utiles. Allons donc à leur découverte !

  • Contre la toux

Ce remède est mon préféré : il faut du jus d’un citron et demi, une cuillerée à soupe de miel, trois clous de girofle (nom scientifique : Syzygium aromaticum) réduit en poudre, un peu de gingembre écrasé, ou coupé en très petits morceaux ou en lamelles (quantité à prendre selon votre goût). Vous mélangez le tout, puis ajoutez un verre d’eau chaude. Vous passez ce mélange à la passoire chinoise. Et voilà, votre breuvage est prêt ! A boire à volonté. Vous verrez une nette amélioration au bout de quelques heures.

Boisson médicinale / Crédit photo : www.pixabay.com

Mâcher quelques feuilles de bourrache (appelé communément Esroun, au sud du Togo – nom scientifique : Borago officinalis) ou en faire une tisane. C’est aussi un très bon antibiotique. Au Togo, après l’accouchement,  la première sauce que la famille prépare avec affection pour calmer les douleurs est à base de feuilles de bourrache et/ou de pâte d’arachide (beurre de cacahuète).

  • Contre les ballonnements

Parfois après un repas trop gras, on souffre de ballonnements à l’estomac et on est mal à l’aise. Un seul conseil : une ½ cuillerée à café de poudre de noix de muscade (nom scientifique : Myristica fragrans) dans un demi-verre d’eau chaude. Et vous verrez votre mal disparaître comme par enchantement.

  • Contre les maux d’oreille

Vous avez de l’huile de palmiste chez vous ? Oui de l’huile de palmiste (appelée némi en langue Ewe du sud du Togo) pas de l’huile de palme. C’est l’huile extraite des amandes obtenues après avoir cassé les noix de palme. Elle est aussi efficace contre les maux d’oreille que pour faire sortir tout corps étranger des oreilles. Deux gouttes dans chaque oreille, suffiront. (Cette huile est aussi conseillée pour les cheveux secs).

Assortiment de plantes médicinales / Crédit photo : www.pixabay.com
  • Contre les piqûres d’insecte

Lorsque vous êtes piqué par un insecte (fourmi, guêpe, abeille…), passez une rondelle d’oignon rouge sur la piqûre. Cela atténuera sensiblement votre mal.

  • Contre les petits bobos

C’est toujours utile d’avoir du beurre de karité (Nom scientifique : Vitellaria paradoxa gaertner)  sous la main.  Lorsque vous vous cognez à un meuble ou je ne sais pas quoi, vous prenez une noix de ce beurre et vous vous massez avec. Le beurre de karité à mille et une vertus que je ne saurai vous étaler ici. Très utilisé en cosmétique et en pâtisserie.

  • Contre les cicatrices

Il est de ces cicatrices, têtues et que l’on croit indélébiles. Et bien j’ai découvert récemment un remède. Si vous avez de l’aloè vera chez vous, coupez une branche, lavez-la proprement, extrayez-en le gel et passez-la sur la cicatrice, pendant une à deux semaines. Vous verrez ces effets au bout de quelques jours.

Et vous, quelles sont vos bons remèdes de grand-mère, que vous affectionnez particulièrement ?

** Attention : Ce billet n’a pas pour objectif de remplacer les prescriptions de votre médecin.

Sachets plastiques : changeons nos habitudes !

 

La mondialisation ayant gagné tous les secteurs de la société, presque toutes les civilisations tendent à se confondre et les habitudes des uns et des autres tendent à devenir uniformes et universelles. Ainsi l’usage du sachet plastique est devenu un fait commun. Pourtant il est de ces habitudes qu’il n’est point bon d’acquérir. A cette allure, pourra-t-on alors un jour éradiquer l’usage du sachet plastique non biodégradable ?
Les belles manières d’antan

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Sac en toile cirée. Photo : Bénédicta

Si nous remontons à quelques années de cela, l’usage du sachet plastique non biodégradable n’était pas si répandu au Togo. Enfant, je me souviens que nous ne pouvions sortir acheter un produit consommable sans prendre un contenant (assiettes pour les produis solides, gobelet en inox avec couvercle pour  les produits liquides) que nous couvrions d’un torchon propre. Jamais nos mères n’allaient au marché sans leur sac tressé en osier, en tissu, ou encore sans leur sac en toile cirée à l’effigie des sociétés de la place.

Hélas, toutes ces habitudes se sont perdues ! Nous sommes tous plus ou moins accoutumés à acheter tout et n’importe quoi, dans ces sachets noirs ou d’autres couleurs qui font usage de fourre-tout. D’aucun diront que la cause de cette déliquescence de nos mœurs est liée à la frénésie dont notre monde est victime. Jamais assez de temps pour bien faire ou pour préparer d’avance quoi que ce soit. Tout va vite : aussitôt pensé aussitôt fait !

Les conséquences néfastes pour l’environnement et pour notre santé

A l’allure où notre environnement est en train d’être dégradé, l’utilisation de ce fléau qu’est le sachet plastique non biodégradable est à proscrire et vite ! Il est plus qu’urgent d’inculquer à la génération actuelle et future, la préservation de certaines valeurs essentielles parmi lesquelles la protection de notre nature.

Des études ont démontré également  les conséquences dangereuses de l’utilisation du sachet plastique non biodégradable sur notre santé. Toute substance chaude mise au contact du plastique et en l’occurrence du sachet plastique non biodégradable dégage des molécules qui sont source de divers maux. Certaines fois, ces substances peuvent même annihiler le traitement contre ces maladies, surtout dans le cas particulier du cancer.  Tout ceci est une menace pour nos vies comme le dit si bien ce billet de mon concitoyen.

Ces sachets, qui pullulent dans nos rues sont évidemment de véritables «  casse-tête » pour nos canalisations en temps normal et plus encore en saison pluvieuse. Certains animaux domestiques et même marins, en sont devenus des consommateurs forcés.

Ordures ménagères sous un pont. Crédit photos : labeautedutonkpi.files.wordpress.com

Aux dernières nouvelles, un continent composé de déchets dont la grande partie est faite de plastiques a été découvert dans le pacifique, dans une zone peu fréquentée par les navires.

Quelles mesures les Etats mettent-ils en place ?

Mis à part le Rwanda qui a fait montre d’une énergie remarquable pour interdire l’importation et l’usage du sachet plastique non biodégradable sur tout son territoire, peu de pays ont véritablement une politique efficace pour lutter contre ce phénomène.

Au Togo, un décret est promulgué depuis 2011 mais personne ne semble y faire attention. L’Etat fait montre d’un laxisme effarant. Une brigade verte a néanmoins été créée pour mener des campagnes de sensibilisation. Mais cela doit être sûrement un leurre pour détourner l’attention de la population. Car la brigade ne mène ses actions qu’à l’annonce des grandes rencontres internationales.

Le lobby du plastique a encore de beaux jours devant lui. Le marché togolais, est inondé de sachet plastique non biodégradable produit sur place et alimenté aussi par les filières clandestines en provenance des pays voisins. A qui profite le crime ?

Déjà à la base, un programme doit être intégré dans l’enseignement dès le cours primaire pour intéresser nos enfants à la préservation de leur environnement.

Mais en attendant voici quelques habitudes que nous pouvons adopter chacun à notre niveau :

  • Toujours penser à sortir avec soi ou à garder sur soi, un sac en toile ou en coton lavable et réutilisable à volonté
  • Eviter le plus possible l’achat de tout aliment chaud ou froid dans du sachet plastique
  • Et pour ceux qui le peuvent, apprendre cette belle technique japonaise qui consiste à transformer un foulard en sac

Préservons notre environnement !