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Portrait – Da Massan, la taxiwoman

Taxiwoman? Oui, monter dans un taxi avec une dame comme chauffeur, c’est un vrai délice. Place à Da Massan, la taxiwoman, dans les rues de Lomé la belle.

Note de l’auteur : ce portrait est une pure fiction. 

Dans les rues de Lomé. Source : Benedicta H.
La routine matinale

Du haut de ses 42 ans, Da Massan a déjà eu plusieurs carrières. Elle a d’abord été comptable dans une société de BTP de Lomé. Suite à son licenciement et n’ayant plus les moyens de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, elle eut l’idée de devenir « taxiwoman ». Elle a passé son permis de conduire. Son mari qui vit en Europe lui a envoyé une voiture de marque japonaise, très connue. Son aventure dans ce monde très masculin, a commencé voici 4 ans déjà.

« Mon réveil est à 5 heures. Après ma prière matinale, je m’occupe de ma voiture. Je procède aux vérifications habituelles : niveau d’huile, d’eau, du carburant, état de la batterie », explique-t-elle. Elle précise qu’elle en prend le plus grand soin car c’est son gagne-pain. Ensuite elle réveille ses enfants : Delali, 10 ans au CM1 et Mawuena 8 ans au CE2, pour les préparer pour l’école.

Taxi. Source : Pixabay.com
En voiture !

C’est après avoir déposé ses enfants à l’école que la journée de Da Massan commence. Elle habite à Adidogomé, un quartier en banlieue Nord-Ouest de Lomé. « Sur ce tronçon, il y a énormément de clients, mais aussi beaucoup d’embouteillages, compte tenu de la grande population qui y habite. »

Certains clients lui sont devenus familiers, car ils empruntent régulièrement son taxi. Le trajet habituel est Adidogomé-Assiganmé, qui coûte 400 francs CFA.  Parfois des clients ne font pas le trajet complet. Ce qui fait les affaires de Da Massan, le terminus étant Assiganmé, le grand marché de Lomé.

Les qualités de la bonne taxiwoman

Da Massan est devenue une experte du volant avec les motos taxi ou zémidjans qui pullulent à Lomé et font du slalom à tout vent. Elle est toujours sur le qui-vive.

Être conductrice de taxi, est aussi un véritable parcours du combattant : entre le harcèlement des policiers qui vous demandent « leur billet bleu[1] pour le café » à tout va, sans vérifier les pièces du véhicule ; l’achat des tickets de la mairie ;  l’achat des tickets des syndicats des chauffeurs de taxi et en dernier, ceux de la direction des impôts. Da Massan, avec le temps, est devenue patiente et courageuse pour affronter toutes ces tracasseries quotidiennes.

Les bons côtés du métier

Malgré le prix du carburant qui ne cesse de faire le yo-yo, la concurrence des taxis moto et les prix cassés des bus de la Sotral (Société des Transports de Lomé), Da Massan arrive toujours à tirer son épingle du jeu.

Et il y a aussi quelques belles rencontres. « Il y a 2 ans, j’ai pris une dame à bord de mon véhicule, qui accompagnait sa sœur à terme, à l’hôpital pour accoucher. Pressées qu’elles étaient et vu l’urgence de la situation, l’accompagnatrice a oublié son téléphone portable dans mon taxi. Par un coup de chance, j’ai récupéré l’appareil qui était celui de la future maman et sur lequel le mari n’arrêtait pas d’appeler. J’ai répondu à l’appel et rejoins le mari, pour l’amener à l’hôpital. L’accouchement se déroula sans problème. Ce fut une fille dont je devins même la marraine. Depuis, une belle amitié est née entre cette famille et moi. »

L’avenir du métier

Da Massan n’est pas pressée de quitter ce métier, car elle s’y sent bien. Il y a même un projet qui germe dans sa tête : celui de développer une entreprise de taxis privés. Elle se donne encore quelques années pour le réaliser. Mais en attendant, vive les rues de Lomé !

[1] La coupure du billet de 2000 FCFA (XOF) est de couleur bleue et équivaut à 3,075 Euros

Portrait – Salifou, le conducteur de tricycle

Aujourd’hui, nous partons à la découverte du métier de conducteur de tricycle. Connaissez-vous le tricycle ?

C’est un véhicule motorisé qui sert à transporter soit de la marchandise soit des êtres humains. L’usage est plus conseillé en campagne, mais depuis quelques années, la présence de ce véhicule un peu particulier est devenue une réalité à Lomé et ses environs.

Salifou, à bord de son tricycle. Crédit photo : Benedicta

Zémidjan un jour, mais pas pour toujours

L’histoire de Salifou, d’origine nigérienne, a débuté il y a 18 ans, lorsqu’il est arrivé à Lomé. « J’ai d’abord commencé comme zémidjan (conducteur de taxi-moto) . Un métier pas du tout facile, comme vous le savez. » Il ajoute que ce métier apporte la pitance quotidienne mais est éreintant lorsque l’on ne jouit pas d’une santé solide.

Ce n’est qu’en 2017 qu’il a arrêté cette profession par la force des choses. Depuis, Salifou est conducteur de taxi-tricycle.

La journée du conducteur de Keke Napep [1]

Le tricycle, d’origine asiatique, est apparu au début des années 2000 en Afrique de l’ouest, précisément au Nigeria où il est appelé Keke Napep. Ils sont importés ou montés sur place. Au Togo, ils ont moins d’une décennie et sont visibles seulement sur quelques trajets.

Salifou, notre conducteur, la quarantaine, est une personne affable, au regard plein d’espoir. En effet, il me raconte que ce tricycle ne lui appartient pas, ce qui est assez fréquent. « J’ai un patron, à qui je fais des comptes quotidiens, mais j’arrive quand même à tirer mon épingle du jeu. »

Vous pouvez emprunter le taxi de Salifou s’il vous arrive de faire des courses sur le tronçon routier reliant la zone portuaire de Lomé au quartier Agoè Zongo (au nord de Lomé).

Le tarif d’une course se négocie entre 200 et 400 FCFA [2]. Sa recette journalière tourne autour de 10 – 15 mille francs CFA, un peu moins de la moitié est consacrée au carburant. Après y avoir soustrait le loyer quotidien du propriétaire du véhicule, le reste est pour Salifou. Père de famille, avec une épouse et une fille, il doit subvenir aux besoins des siens.

Conduire en toute sérénité

Il arbore un éternel sourire et me dit avec un air satisfait que son véhicule est assuré. Cela est nécessaire mais n’est pas probant pour la grande partie des tricycles. Une assurance-véhicule est sûrement un visa de protection pour les passagers mais aussi contre le harcèlement des policiers.

Ce véhicule peut prendre jusqu’à 6 personnes, le conducteur y compris. Les passagers ne bénéficient d’aucun appui physique, à part une sangle située de part et d’autre du taxi. Il faut la saisir avec la force du poignet. Le passager du milieu est calé par les autres clients. A l’intérieur, ce petit monde est exposé aux effluves et aux senteurs qu’on peut humer, tout le long du parcours. Mais parfois on y jouit d’une réelle brise, ce qui vous donne envie de dormir et de profiter de la vie. D’où l’autre nom de ce moyen de transport inhabituel : Ogborodjayé [3]

Devenir propriétaire : un rêve ?

Ce métier donne à Salifou l’opportunité de faire des économies. Il rêve lui aussi, de pouvoir acquérir un jour, un keke napep, grâce à un programme de subventions que l’Etat togolais a récemment lancé. Mais en attendant, la réalisation de tous ces rêves, Salifou continue ses courses dans son tricycle.

 

 

[1] Keke : mot d’origine yorouba, ethnie du sud Bénin et Nigéria, pour désigner tout véhicule motorisé à deux roues, vélo ou moto / Napep : est le nom d’un programme (National Poverty Eradication Programm), initié en 2002 par le président Olusegun Obasanjo pour endiguer la pauvreté au Nigeria.

[2] 1 Euro = 655,95 XOF (F CFA)

[3] Ogborodjayé : mot d’origine yorouba, ethnie du sud Bénin et Nigéria, Ogboro=pauvre ; djê=manger (sens littéral) ; ayé = la vie : le pauvre qui goûte à la belle vie

 

Le meunier, le zémidjan et la barmaid

 A l’approche de la Saint Valentin, les couples élaborent des projets pour passer de tendres moments. Pour une partie, ces projets se concrétisent par des moments idylliques ; pour d’autres, cela tourne à la construction de châteaux en Espagne.

Jacques, était un joli garçon, avec son teint clair à la « Ibo ». Ce teint obtenu à partir de produits d’origine douteuse, faisait tomber en pâmoison toutes les « gos » du quartier. Il voulait qu’on l’appelle Jack (prononcer à l’anglaise Djack, comme la mâchoire d’un crocodile sur sa proie : Tchak !!), pas Jack l’éventreur, mais Jack le serial-dragueur. Car dragueur, c’était sa deuxième vie. Son vrai métier : meunier en second, dans le moulin de son grand-frère.

Ce poste « avant-gardiste » lui a permis d’établir une solide réputation auprès des dames du quartier. Toutes celles qui venaient moudre leurs grains auprès de lui. Mais pas que : il était aussi le chouchou des vendeuses de boissons locales (tchoukoutou, liha[1]…) et de bouillies, à cinq kilomètres à la ronde autour de son moulin. Un vrai sniper, et des victimes, il en avait déjà fait.

Sa technique : veiller à ce qu’aucune partie de la farine de ses clientes ne se perde dans ce que l’on appelait communément « Motégomewo[2] ». Ce produit, était l’or blanc des apprentis meuniers qui le vendaient à l’insu (du plein gré) de leur patron, aux familles démunies ou aux propriétaires d’animaux domestiques. Ce qui  permettait à ses sous-meuniers de se faire un peu de pécule. Vous penseriez que Jack était stupide. Mal vous en prendra !!! Sa « redevance » : à n’importe quel moment de la journée, il bénéficiait des largesses de ses clientes. Ces dernières pour le remercier de prendre si grand soin de leur farine lui amenaient de la bouillie, de la pâte de céréales avec de bonnes sauces ou de la boisson.

Malgré tout ce défilé de femmes et de jeunes filles, Jack n’avait d’yeux que pour une seule :  Eyram. Il avait sur elle, des visées expansionnistes, un grand désir de découverte des terres inexplorées. L’ayant su,  Eyram, jeune damoiselle  au postérieur rebondi, aimait jouer au chat et à la souris avec Jack.  Jack le chasseur, à qui aucune proie n’échappe. Le plan échafaudé par Jack, pour achever le gibier devrait être exécuté, ce 14 février.

Eyram, barmaid, vivait dans une chambre de location avec sa sœur. Mais ce que Jack ne savait pas, Eyram faisait déjà les yeux doux au fils du propriétaire de la maison (de location) Etienne, alias Fo Ti, zémidjan de profession, la trentaine et bien baraqué. Elle jouait sur les deux tableaux. Elle savait qu’à coup sûr, l’un des deux appâts mordrait, mais son préféré était Fo Ti. Jack ne serait là que pour arrondir les bords et les fins de mois.  Pour ajouter du sel à sa sauce, elle avait concocté un plan quasi-machiavélique sur les conseils de ses comparses de travail.

Source :
Crédit : www.apprenti-musulman.fr

Le soir, du 14 février arriva donc : effrontée qu’elle était et usant de tout son charme, elle réussit à entraîner ses deux amoureux dans le même bar, celui où elle servait.  L’endroit était bondé, elle les installa à des tables assez éloignées.  Eyram faisait de tout de son mieux pour les servir : ce soir elle avait le don d’ubiquité.

Les deux amoureux, patientaient et se disaient  chacun dans son coin, qu’au terme de son service, Eyram rentrerait avec lui. La dulcinée avait déjà fait son choix.  Elle allait mettre son plan machiavélique à exécution : mettre une dose de soporifique dans la boisson de Jack et passer la soirée avec Fo Ti. Malheureusement pour elle, c’était sans compter sur Dame Chance qui était du côté de Jack.

Le verre drogué fut bien servi et Eyram, sûre de son coup quitta Jack pour servir d’autres tables. Au moment où Jack allait boire son verre, un client trop pressé le heurta. Le contenu du verre se renversa. Alléluia, Dieu prend toujours soin des siens !!!! Il s’occupa juste à remplir de nouveau son verre et dégusta sa bière.

De temps en temps, Eyram venait jeter un coup d’œil pour voir si le produit dont on lui avait tant vanté les mérites faisait son effet.  Elle constata malgré elle, que Jack était toujours « kankpé[3] ». Malheureusement pour elle ou heureusement pour Jack, elle n’avait plus de dose de secours.

L’heure de fermeture du bar, approchait et elle devait honorer ses engagements. Elle commençait sérieusement à se faire du mouron.

Fo Ti, quand à lui rongeait son frein (ou autre chose…) et se faisait déjà un film sur la soirée paradisiaque qu’il allait passer dans son lit avec Eyram. Il se leva donc pour voir où en était sa Valentine lorsqu’il la vit en pleine altercation avec un client. Il s’approcha et demanda la cause de la dispute.

  • Monsieur, veuillez ne pas vous en mêler, c’est une dispute entre amoureux, lui répondit Jack. C’est ma copine, elle a presque fini son service et elle refuse qu’on rentre ensemble.

Le temps qu’Eyram réponde, Fo Ti, s’enflamma :

  • Quoi ? Qu’est-ce que j’entends là ? Votre copine, excusez-moi mon jeune homme, vous vous trompez sûrement. Eyram, explique-lui…

Eyram commença par bégayer :

  • Bébé, c’est que… euh… c’est le euh….

Elle n’eut pas le temps de finir, Fo Ti lui administra une gifle magistrale : Kpan !!! Les yeux de Eyram, faillirent lui sortir de ses orbites. Jack, qui voyait son fruit défendue, altéré, saisit sa bouteille de bière et la cassa sur la tête de Fo Ti.   Des clients qui voulurent intervenir en eurent pour leur compte. S’en suivit une empoignade générale, digne des films de gangsters.

Le propriétaire du bar fut obligé d’appeler la police, quand il vit ses installations, fruit d’années de labeur fondre comme glace au soleil : les chaises et les tables en plastiques qui volaient au-dessus de la tête des clients tel des drones, des verres et des bouteilles cassés, utilisés comme arme blanche.

Fut embarqué au poste de commissariat le plus proche : les amoureux transis, la jeune fille écervelée et ceux qui se mêlèrent de près ou de loin à la rixe. Cette soirée de la Saint Valentin, qui avait si bien commencé et augurait tant de bonnes choses s’acheva malheureusement derrière les verrous.

« Ô femme que ne feraient les hommes pour te plaire » Anonyme.

 

[1] Tchoukoutou, liha : boissons obtenues à partir de céréales fermentées ou germées

[2] Motégomewo : farine de basse qualité, provenant des restes ramassés de part et d’autre du moulin

[3] Kankpé : bien en forme, droit sur ses pieds

Dame Loco et mon rendez-vous

Ce samedi, je devais retrouver un ex-amoureux revenu des Etats-Unis. Presque 12 ans qu’on s’était perdu de vue (au propre comme au figuré, malgré les réseaux sociaux).

Le rendez-vous a lieu à 19h30, presque de l’autre côté de la ville, Tokoin Protestant  pour moi qui habitait à Hedzranawoé au nord-est de Lomé. Je saute sur un zem[1] qui me fait d’ailleurs un bon prix, ce qui n’est pas du tout dans leurs sales habitudes, après une courte discussion, je fixe mon tarif.

Bien habillée, bien parfumée, les yeux pétillants en prélude à la rencontre que j’imagine déjà, porteuse de fruits….

Mauvaise surprise

Nous voilà au niveau du carrefour dit Gakpoto, arrêtés dans notre course par une longue file et une épaisse fumée noire : j’ai premièrement pensé à un incendie ou à un feu d’ordures ménagères ou de pneus, allumé par les riverains.

Locomotive dégageant une épaisse fumée.
Locomotive dégageant une épaisse fumée.

Mais j’entendis avec stupeur le vacarme de la sirène de la vieille loco de Togorail. Et l’épaisse fumée, noire comme le c… du diable, polluante comme le Gange (ou la lagune de Tokoin Hôpital ??), nauséabonde comme un œuf pourri de 3 jours. Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie, n’ai-je donc pas tant vécu que pour rater ce rendez-vous tant attendu (parodiant ainsi le Cid acte I, scène 4, de Corneille), maudissant ainsi ma bonne ou mauvaise étoile, c’était selon le cas.

Après le passage de ce désastre écologique sur rail, je me retrouve avec une épaisse couche de suie (n’éxagérons quand même pas…) recouvrant mon teint de fond tout flambant neuf de Yves Rocher (que ma cousine m’a envoyé quand même de France, qui va se négliger…) et une odeur que je vous épargne

Adieu, veau, vache, schawarma, whisky coca, poulet braisé, brochettes… (plagiat moderne de La laitière et le Pot au lait de Jean de La Fontaine) bref tout ce que j’aurai pu ingurgiter ce soir.

Que faire ? Aller à mon rendez-vous dans cet état plus que piteux ou retourner à la maison me refaire une beauté (une vrai cette fois-ci) au risque d’aller en retard à mon rendez-vous galant… ?

Un peu d’histoire

L’histoire de la réalité ferroviaire[2] du Togo date de l’époque allemande, en 1905, précisément où roula la première locomotive. Mes bonnes vieilles locomotives ont eu leur belle période où plusieurs villes togolaises étaient desservies par les trains (Kpalimé, Atakpamé, Aného et Blitta, où s’arrêtent les rails).

Après les belles années du transport ferroviaire, ces wagons sont tombés en désuétude, les gares envahies par les herbes, les rails presque invisibles. Les wagons sont actuellement en exploitation seulement par l’actuelle société d’exploitation du ciment – CIMTOGO- qui utilise ces vieux wagons pourris pour le transport du clinker.

Un clin d’œil a été fait à ces wagons, récemment dans un clip d’une artiste qui a actuellement le vent en poupe Almok – Takouvi.

De vrais dangers ambulants, pollueurs sonores, visuels et olfactives (je me rappelle encore ma gorge toute râpeuse comme ayant bu un mauvais whisky ou mangé du kalaba[3]…)

Bref, ma super belle rencontre prévue depuis une semaine est tombée à l’eau, évanouie tel un mauvais mirage dans le désert du Sahara avant même d’avoir pu avoir lieu, pschitt comme un ballon de baudruche dans les mains d’un gamin mal intentionné…

Ah que nenni !!! Non, je me rattrape, je lui envoie un texto vite fait, et demande à mon zem de rebrousser chemin (ce qui a l’honneur de doubler mon tarif…)

Comme toute bonne créature du sexe féminin qui se respecte et sait se faire respecter, j’accuse un léger retard d’une heure de temps.

Enfin je pus rejoindre mon ami pour passer une belle soirée idyllique…

**Dame Loco : Locomotive

[1] Zem : Diminutif de zémidjan : moto taxi

[2] Source : https://en.wikipedia.org/wiki/History_of_rail_transport_in_Togo

[3] Kalaba : boule d’argile blanche prisée par la gente féminine de la Côte d’Ivoire au Cameroun