Bienvenue dans le monde de la street-food au Togo

Nous voici de plein pied dans la nouvelle année, après le cérémonial  du souhait des vœux (que je vous épargne), je vous invite à partir avec moi à la découverte de quelques bons repas, dont nous nous régalons, ici, au Togo, plus précisément à Lomé, dans la capitale togolaise.

Les personnes qui me connaissent savent qu’après la lecture et l’écriture, mon autre passion est la cuisine, la nourriture, bref tout ce qui a trait à la « bouffe ». Dès que j’ai l’occasion de quitter mon environnement habituel, je ne me prive pas de procurer à mon palais le goût exquis de nouvelles découvertes culinaires.

Trêve de bavardages, goûtons vite au plaisir des mets que l’on trouve dans les rues de Lomé.

Le matin, lorsque l’on ne veut pas prendre de petit déjeuner à la maison, on peut s’offrir les services d’une bonne dame qui vous servira au détour d’une rue, de la bonne bouillie chaude à base de maïs : akassan ou aklui, accompagnées de pain sucré ou salé, beurré, de beignets (botocoin, amimé gateau ou atchonmon) et d’arachides. Sinon, vous pourrez vous contenter d’un bon plat d’ayimolou (riz aux haricots) avec maca, galifoto sans oublier akpanma, wangashi ou du koklozi dada.

Ayimolou servi dans une feuille de bananier / Photo : Anonyme

Vous avez aussi le choix entre le konm avec du poisson frit (kanlami), de la sardine à l’huile, avec le yébésséfionfion, ou alors une baguette de pain avec de la salade et/ou du sandwich. Je n’oublie pas le veyi, ami et gali, la combinaison préférée des maçons. La légende urbaine voudrait que cela vous donne une force digne d’Obélix, pour porter les paquets de ciment …lol

 

Plat de konm, kanlami et yébesséfionfion / Crédit photo : Léa Corinna H.

Vers 10h, ceux qui voudraient bien prendre un en-cas, peuvent se jeter sur du aboda et du ené et/ou de l’arachide, pourquoi pas quelques tranches de été ou amanda mémé, ou simplement du eblifan mémé ou dada si bien sûr, c’est la période.

Blifan mémé et azi dada / Crédit photo : Bénédicta

A midi, c’est le grand rush vers les fufu bar et autres gargottes pour déguster du fufu évidemment, avec toutes les sauces inimaginables : egbondessi, koklodessi, light soup, lanmémédessi, dekoudessi ; du akoumé avec adémè, fetri, lanmoumou, ou du riz blanc  avec du gnifoti. La liste est longue….

Certains se contenteront de boules d’akpan avec kanlami ou de koliko avec l’incontournable maca et adokougbi.

Vers 16h, pour ceux qui aiment le goûter, l’occasion est bonne pour boire de la bouillie de tapioca au lait avec quelques pincées de noix de muscade, ou du coco avec gaou, ou simplement quelques morceaux de agbélikanklo et des arachides.

Pour finir la soirée, un tour à la cafétéria du quartier chez le  « Diallo » du coin pour prendre un bon plat de spagho (spagnetti) à la viande de bœuf, avec une tasse de déguè ou du couscous au yaourt.

Une belle journée qui prend ainsi fin, avec toujours le désir de regoûter et de savourer tous ces plats originaux !

Et vous, quel est votre street food préféré ?

 

**Petit lexique de la street food togolaise 

Akassan, aklui : différentes bouillies à base de maïs

Botocoin : beignets frit dans l’huile à base de farine de blé

Atchonmon : petits biscuits frits dans l’huile à base de farine de blé

Maca : diminutif pour désigner macaroni, type de pâtes alimentaires

Gali : farine de manioc

Galifoto : farine de manioc mélangée à de l’eau et un peu de sauce pour la rendre onctueuse

Akpanma : peau de boeuf ramolli dans de l’eau

Wangashi : fromage de lait de bœuf, frit ou nature

Koklozi : œuf de poule bouilli dada

Konm : pâte de maïs emballé dans des feuilles de maïs

Kanlami : poisson frit

Yébésséfiofion : piment rouge réduit en poudre, cuit avec un assortiment d’épices et d’anchois fumés. Le goût est particulier à chaque vendeuse d’ayimolou ou de konm

Veyi, ami et gali : du haricot bouilli avec de l’huile frit avec des oignons et de la farine de manioc

Aboda : grains de maïs bouilli

Ené : noix de coco / poupou : sec

Eté mémé : igname grillé

Amanda mémé : banane plantain grillé

Eblifan mémé ou dada : maïs grillé ou bouilli

Fufu : igname pilé

Dessi : sauce

Egbondessi, koklodessi, xolandessi : sauce de bœuf, de poulet ou d’agouti (aulacodes)

Lanmémédessi : sauce de poisson fumé

Dekoudessi : sauce de graine de palme

Akoumé : pâte de maïs

Adémè dessi : sauce de corette du jardin à l’huile rouge

Fetridessi : sauce de gombo

Lanmoumoudessi : sauce de poisson frais

Gnifotidessi : sauce de pattes de boeuf

Akpan : pâte de maïs, emballé dans des feuilles de bananiers

Koliko : frites d’igname

Adokougbi : croupion de dinde

Coco : bouillie de mil

Gaou : beignet de haricot, épicé

Agbélikanklo : beignet de manioc

Dèguè : yaourt au petit mil, spécialité des pays du sahel

 

22 réflexions sur “ Bienvenue dans le monde de la street-food au Togo ”

  1. Et ma soeur ma bouche ‘ le kplossi ‘ comme sa..simple et conçise. Ma prefere est le Kom avec yebesse vert et yebesse fionfion avec sardine et kalamita …Ahoelooo

  2. Coucou miss ,
    Tu viens de faire une grave méchanceté #foodals please read dans n’importe qu’elle langue .
    Je viens de eat un plat de #yovo j’étais rassasiée mais là sérieux j’ai trop faim .
    Merci pour le partage… En matière de foods Lomé te bercera avec pleins de mets.
    Bises.

  3. Joli travail sur le lexique de la street food togolaise. Sinon moi le soir j’aime bien le burger ( pain avec gaou au milieu) ou la pizza à midi ( kpédi gaou)

    1. Moi aussi j’aime beaucoup le kpedi gaou qui te remplit vite l’estomac. Mais j’ai découvert récemment, le « pain whatsapp » : du pain sucré passé dans la mixture de gaou et frit.

  4. Koliko zozo… j’en raffole peu importe l’heure mais depuis quelques temps un ami m’a fait découvrir été mémé, je savais pas que c’était aussi bon. Bref…on va dire que j’adore l’igname. On espère que tu nous donneras prochainement une liste des bons coins de Street Food.

  5. Je voudrais profiter de cet article pour dénoncer ceux qui mettent du akpan (ou boules d’akassa) en sachet. C’est un SACRILEGE. Le akpan s’emballe dans des feuilles de bananier. Les feuilles de bananier laissent une empreinte olfactive sur l’akpan. Ce n’est pas seulement un emballage, c’est un ingrédient. Les feuilles d’akpan pour l’emballage, ce qu’est le cornet à la glace. On peut dire la même chose du ayimolou (Watchè) mangé directement dans des feuilles de bananier.
    Merci Benedicta, ton article et toi même, vous êtes à croquer !

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